Compte rendu du C.E. du 31 janvier 2018

L’édito : Le plus dur commence …

Le projet d’avenir continue de se déployer sur l’Usine de Pont à Mousson. À l’occasion du Comité d’Établissement du 31 janvier, deux projets importants étaient soumis à la consultation des organisations syndicales. En d’autres termes, les membres du C.E. devaient rendre leur avis sur la marche des Hauts-Fourneaux à 100 % pellets, entraînant la fermeture de l’Agglomération ainsi que sur le projet Maintenance de l’Usine de PAM.

Pour la parfaite compréhension de chacun, rappelons que l’avis des membres du C.E. est strictement consultatif.
L’employeur est obligé de demander l’avis des représentants du personnel, mais il ne doit pas obligatoirement le suivre.

C’est pour cela que la CGT revendique de nouveaux droits pour les salariés et leurs représentants et notamment un droit de véto du C.E. sur des projets entraînant des suppressions d’emplois.

Ceci étant, revenons au sujet du jour concernant le déploiement du projet d’avenir.

La direction a donc confirmé que les Hauts-Fourneaux produiraient la fonte avec une marche à 100 % pellets à la reprise des congés d’été, entraînant par le fait la fermeture définitive de l’Agglomération aux congés 2018.
Dans sa déclaration avant le vote, la CGT a rappelé que l’Agglomération avait été construite dans les années 50 pour fournir en aggloméré les Hauts-Fourneaux de Neuves-Maisons, Pompey et bien évidemment ceux de Pont à Mousson.
La fermeture des Hauts-Fourneaux de Neuves-Maisons et Pompey a porté un premier coup à l’Agglo, la baisse du besoin en fonte des Hauts-Fourneaux de PAM a en quelque sorte « fini le travail » !

La CGT a également rappelé que les difficultés de l’Agglomération ne dataient d’hier et qu’elles auraient pu être anticipées et gérées différemment. La CGT a dénoncé le manque de vision et d’anticipation des directions générales et locales successives qui ont laissé s’accumuler les difficultés, entraînant aujourd’hui ce site dans l’impasse. In fine, il ne reste que la fermeture pour seul choix !
Ce manque de vision et d’anticipation a conduit ces directions à investir 13 millions d’euros dans un dépoussiéreur il y a 3 ans pour fermer le site aujourd’hui.

Au gâchis industriel que constitue la fermeture d’un site, s’ajoute désormais un gâchis financier car cette somme aurait pu être investie ailleurs ou de manière plus utile et pérenne.
La production de fonte avec une marche à 100 % pellets, utilisée par d’autres acteurs sidérurgiques européens semble économiquement viable et adaptée aux besoins.

Cependant, la CGT a rappelé que nous avions très peu de recul sur cette marche et a demandé à la direction d’être vigilante sur d’éventuels effets collatéraux sur nos produits et nos installations.

Sur le plan social, la fermeture de l’Agglo entraînera la suppression de 37 emplois. Les salariés de l’Agglomération seront reclassés principalement à l’Usine de Pont à Mousson et n’auront à subir aucune perte de salaire hors astreinte.

Regrettant que la direction n’ait pas fait l’effort de compenser les astreintes, considérant que globalement le traitement social des salariés (maintien de salaire hors astreintes) permettait de répondre aux enjeux, mais que le manque d’anticipation et de vision stratégique des directions successives ne laissaient aucune alternative à part la fermeture du site, la CGT a refusé de prendre part au vote !

L’autre sujet d’envergure traité lors du C.E. était le projet Maintenance Usine de PAM.

La CGT a reconnu qu’il y avait eu un réel dialogue social sur le sujet. Le projet initial de la direction a été amendé de manière non négligeable à la suite des contre-propositions formulées par la CGT parmi lesquelles :

  • La ré-internalisation d’une bonne partie des tâches sous-traitées qui permet de présenter un projet sans suppression de poste d’opérationnel.
  • L’ambition affichée de ré-internaliser la maintenance des Revêtements Spéciaux ainsi que la prestation bureau d’étude.
  • La création d’un véritable secteur réparable avec une volonté affirmée de le mettre en valeur.
  • La création d’un atelier « unique » de maintenance en Centrifugation.

L’organisation générale de la maintenance, comprenant une maintenance opérationnelle par secteur et une maintenance commune plus orientée vers des tâches fonctionnelles, nous semble bien pensée.

Cependant, le plan présenté va entrainer la suppression de 21 emplois dans la partie fonctionnelle de la maintenance. Des solutions seront apportées à chacun avec des changements de postes et des mobilités vers d’autres sites. La CGT a indiqué qu’il faudra beaucoup de bienveillance et d’accompagnement pour réussir ces mobilités.

La CGT regrette également que certains aspects du « projet Maintenance » n’aient pas été assez retravaillés afin de répondre à certains enjeux que la CGT considère comme essentiels. C’est par exemple le cas pour le traitement réservé à la fonction de « visiteur » en centrifugation ou de certaines zones d’ombre persistantes du côté Energie.

Bien que comprenant les enjeux, la logique et la finalité du projet Maintenance et reconnaissant que certaines avancées ont été réalisées, la CGT s’est abstenue lors de la consultation.

De l’aveu même de la direction, les deux plus gros dossiers liés au projet d’avenir sur l’Usine de PAM sont désormais prêts à être mis en œuvre. D’autres sujets, de moindre envergure vont être abordé prochainement et notamment le projet concernant les services centraux (RH, EHS, Poste de Garde …).

La CGT suivra de près le déroulement des différents projets et vérifiera si les résultats annoncés sont au rendez-vous. En d’autres termes, le plus dur commence !

Quoiqu’il en soit, la CGT considère que sans une sortie rapide de la spécialisation des centrifugations européennes avec une relocalisation des tuyaux de DN 200 et 300 ainsi que de la gamme TAG à l’Usine de PAM, les restructurations engagées, les investissements en cours et futurs ainsi que les efforts consentis par les salariés n’auront servi à rien !

Résultats économiques …

Ces informations sont sensibles et pourraient être utilisées par la concurrence, elles ne sont disponibles que sur la version papier.

Entrées en commande …

Ces informations sont sensibles et pourraient être utilisées par la concurrence, elles ne sont disponibles que sur la version papier.

Persiflage …

Vu au dispatching HFX !

A l’occasion d’une visite de chantier au dispatching HFX, les élus CGT sont tombés nez à nez avec ce joli tableau, œuvre que nous espérons éphémère d’un auteur inconnu mais dont nous connaissons le commanditaire.

En effet, les arrêts d’urgence du dispatching HFX sont un sujet de « fâcherie » régulier entre l’ancien responsable des HFX et les représentants CGT. D’ailleurs ces derniers avaient fait un signalement sur le registre des « dangers graves et imminents » et avaient quittés la séance lors d’un CHSCT de secteur afin de protester contre l’attitude de l’ancien responsable de secteur et notamment sur le fait que les arrêts d’urgence n’étaient pas branchés malgré les engagements pris.

A l’époque, l’ancien responsable des Hauts-Fourneaux avait sous-entendu que les délégués CGT étaient des « menteurs » et exagéraient la situation. Eh bien voilà la preuve en photo, près de deux mois après le CHSCT nous en sommes au même point !

Que chacun se rassure, l’ancien responsable des HFX n’a pas été « viré » pour non-respect des règles élémentaires de sécurité ou des « principes de comportements et d’action » que tout le monde affiche et que personne ne respecte. Le commanditaire du joli tableau est devenu directeur adjoint de l’Usine de PAM, en charge des investissements du projet d’avenir ! Ça ne s’invente pas ! Tout est bien qui finit bien en quelque sorte !

Espérons que les autres salariés de l’Usine de PAM bénéficieront d’autant de mansuétude s’ils venaient, par inadvertance, à être pris en flagrant délit de non-respect des règles.

Quoiqu’il en soit, la CGT, reste circonspecte, dubitative voire songeuse et quelque peu inquiète face à cette nomination. Cependant, « Grand Prince », la CGT souhaite au nouveau directeur adjoint de l’Usine de PAM, d’avoir plus de succès concernant les investissements du projet d’avenir que pour le câblage des « A.U. » du dispatching.

Soit dit en passant, lorsque le câblage sera terminé, il sera intéressant d’avoir l’avis de l’ergonome et des spécialistes de la conformité sur ce fameux coffret … et on s’apercevra peut-être qu’il aurait fallu commencer par ça …

Toutefois, il semblerait que le problème soit sur le point d’être solutionné et que les questions d’ergonomie parlent plus au nouveau responsable des Hauts-Fourneaux qu’à l’ancien ! Nous pourrons en juger très prochainement.

Compte tenu des antécédents de notre nouveau directeur-adjoint en matière d’investissements, rien n’est perdu, mais tout n’est pas gagné non plus, loin de là !

Allez, pas de procès d’intention, le doute doit toujours bénéficier à l’accusé et après tout, comme on dit dans le bâtiment : « c’est au pied du mur qu’on juge le maçon » !

Fiche de paie dématérialisée

A compter du mois d’avril, tous les bulletins de paie seront dématérialisés, chaque salarié devra créer son espace afin de gérer son coffre-fort numérique qui contiendra les fiches de paie dématérialisées. Pour information, le bulletin de paie numérique a la même valeur que son équivalent papier. Pendant un trimestre, les bulletins continueront à être envoyés aux salariés.

A l’issue de cette période, les salariés qui souhaiteront continuer à recevoir leur bulletin de salaire en support papier devront en formuler la demande par écrit au service des Ressources Humaines.

Exemple courrier paie.pdf

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