Qui a dérobé les coefficients des Mensuels ?

Y a-t-il un « gentleman cambrioleur » à l’Usine de PAM ?

Encore une fois, le dispatching HFX a droit « aux honneurs » de la CGT au travers d’une publication syndicale. Cependant, cette fois-ci, il n’est pas question d’arrêts d’urgence ou de leurs câblages …

D’ailleurs, le dispatching servira d’exemple pour illustrer nos propos, mais la CGT a pu constater, au grès des différentes réorganisations, qu’un « fripon » dérobe des coefficients sur les postes soumis à cotation, mais nous développerons notre propos plus loin.

Revenons à notre exemple …

Un certain nombre de dispatchers HFX s’interroge, à juste titre, sur l’évolution de leur poste de travail et notamment la cotation de ce dernier, suite à la réunification des dispatchings Énergies et Hauts-Fourneaux.

Les délégués du personnel CGT ont demandé l’information en octobre 2017 et obtenu la réponse le 14 mars 2018. Comme le dit l’adage : « tout vient à point à qui sait attendre » !

La cotation du poste de Dispatcher qui était précédemment « Mensuel coefficient 255 » devient « TA2 horaire (coefficient 255) ».

Sans regarder de trop près, d’aucun pourrait penser qu’après tout 255 « mensuel » ou 255 « ouvrier », il n’y a que la couleur du bleu qui change ! Eh bien pas tout à fait …

D’abord, les Dispatchers « ouvrier » ne bénéficieront pas des deux jours de congés hiérarchiques dévolus aux « mensuels ».

Ensuite, ils ne bénéficieront pas de la même évolution de carrière, puisque la grille de salaire ouvrier fonctionne avec des lettres alors que les évolutions « mensuels » fonctionnent en pourcentage ou en euros. Sans prendre trop de risques, la CGT peut dire que sur une carrière l’évolution sera fortement ralentie.

Enfin, et ce n’est pas le moins grave, deux collègues, assis côte à côte, faisant le même travail avec des responsabilités supplémentaires, auront des statuts différents et des droits différents. Ce doit être la version moderne de l’égalité de traitement entre les salariés version PAM 2018 !

Et comment la direction justifie sa décision ?

La direction argumente sa décision en expliquant :

  • Qu’elle est partie d’une « page blanche ». Il n’y a jamais dû avoir de Dispatchers avant à l’Usine !
  • Que ce poste, en l’absence de management, est plus typé « technicien horaire » que « Mensuel ». Cet argument s’entend au regard de la convention collective et de la définition du poste d’Agent de Maitrise. Mais comme il s’agit d’un poste de technicien, cette décision est plus que discutable …
  • Que l’ajout de la partie « Énergies » n’a pas engendré de responsabilités supplémentaires. Les salariés concernés apprécieront sans doute à sa juste mesure le cadeau qui leur est fait !

    Vous avez aimé l’histoire des dispatchers ? Vous allez adorer celle des ETDAM de Maintenance !

    Là aussi, au grès de la réorganisation de la maintenance dans le cadre du projet d’avenir, il semblerait qu’un gredin ait « chipé », au passage et l’air de rien, quelques coefs sur les analyses d’emploi de postes dont les responsabilités et le périmètre n’ont pas changé !

    Jugez par vous-même …

    Le préparateur HFX qui passe de 270 à P3 (215).
    Le Technicien réalisation électrique HT qui passe de 240 à P3.
    Le Technicien régulation qui passe de 285 à 270.
    L’agent de maîtrise méthode mécanique en Centrifugation qui passe de 305 à 285.

    Dans le même temps, la CGT estime qu’un certain nombre de postes sont sous-cotés entre 1 et 3 coefficients comme par exemple :

    Côté HFX :
    Adjoint responsable maintenance, AMP maintenance électrique, Technicien automaticien, Dépanneurs, Technicien méthode méca, Technicien maint réseaux, Visiteur.

    Côté Maintenance commune :
    AMP conformité, Technicien conformité machine, Agent de suivi conformité, Technicien risques industriels, AMP élec, auto, régul, Technicien contrôle régulation, AM maintenance élec BT, Technicien mise à jour shémas élec, AMP cellule projet méca, Technicien projet méca, Chef de projet élec, AMP méthode maint usine, Technicien méthode, Technicien suivi contrat, AMP cellule réparation, Technicien pièces usinées.

    Nous vous épargnerons la liste de la centrifugation pour ne pas être trop long !

    Le projet d’avenir notamment en maintenance, selon les propos de certains cadres « à haut potentiel » devait nous permettre de faire « un grand bon en avant », pour le moment, force est de constater que nous assistons à un grand coup de rabot, du moins sur les coefs mais pas sur la charge de travail, chacun l’aura compris !

    Comment en est-on arrivé là ?

    La CGT avait déjà de gros doutes sur la cotation des postes, et une fois de plus, estime que ces dernières ne sont pas cohérentes avec la réalité du travail effectué par les salariés. D’autre part, les responsabilités supplémentaires ne sont pas valorisées.

    A ce stade, la CGT tient à donner une précision utile afin d’éviter toute polémique et débats stériles et inutiles.

    Cette publication n’a pas pour objet d’attaquer le technicien qui réalise les études de poste. Sa réputation n’est plus à faire, nous savons tous qu’il réalise son travail consciencieusement et de manière honnête, ce n’est pas lui qui est visé dans cette publication. En d’autres termes, s’il y a un « Arsène Lupin » ce n’est pas lui !

    Pour le moment, la CGT ne voit que deux éléments qui pourraient expliquer cette situation.

    Le premier serait que la grille de cotation, qui ne nous a jamais été présentée, n’est pas adaptée aux réorganisations, car ne tenant pas compte des situations antérieures et de la charge de travail supplémentaire !
    Si l’explication est celle-ci, ce serait moindre mal car il suffirait d’adapter la grille de cotation pour retrouver une situation cohérente.

    La deuxième explication possible est plus problématique, il s’agirait d’une volonté délibérée de « décoter » les postes pour ralentir les évolutions de carrière et gagner à terme encore un peu plus sur la masse salariale car certains salariés ont un coefficient supérieur de 15, 30 voire 60 points par rapport à la cotation du poste qu’ils vont prendre.

    La CGT soupçonne qu’entre le moment où l’analyse est transmise par le technicien et le moment où le coefficient du poste est validé, un « chapardeur » ou un « cleptomane compulsif », fétichiste du coef, ne peut s’empêcher d’en « piquer » un, deux voire trois au passage.
    Bref, il y a un Arsène Lupin probablement gentleman cambrioleur qui sévit dans nos murs !

    La CGT va donc enquêter de très près et finira bien par débusquer le coupable même si elle a déjà de forts soupçons sur un ou plusieurs membres de l’encadrement !
    De plus, il nous a été confirmé que contrairement à ce que l’on a pu entendre ici ou là, il n’y aura pas d’enveloppe supplémentaire d’augmentation dans le cadre du projet maintenance et il semblerait également que le sujet sulfureux de remise à plat des permanences risquait d’être prochainement abordé ! La liste des mécontents va probablement s’allonger …

    Vos élus CGT restent à votre disposition pour répondre à toutes vos interrogations.

     

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