Compte rendu du C.E. du 23 avril 2018

L’édito : la culture de l’effort …

Sans lui faire ombrage, et sans doute n’a-t-il même jamais imaginé faire un jour « l’ouverture d’un tract CGT », nous pouvons dire que Camille Cavallier, l’un des piliers du développement de Pont à Mousson SA, fait partie du vieux monde, voire même des mondes engloutis. Pourtant, c’était un visionnaire, il a développé un concept de l’effort et de sa rémunération qui s’applique, aujourd’hui encore, aux salariés de l’Usine de Pont à Mousson. Enfin à certains !

Que disait notre illustre ancien dirigeant ?
Sans doute à la fin du XIXème siècle ou début du XXème, Camille Cavallier écrivait ces mots : « la valeur d’un collaborateur est fonction du temps qui peut s’écouler sans inconvénient, entre un effort exceptionnel de sa part, et la rémunération de cet effort ».

Début 2017, notre directeur, à l’occasion des vœux pour la nouvelle année prononçait un long discours que nous pourrions synthétiser de la manière suivante : « nous sommes tous dans le même bateau, il faut que tout le monde rame dans le même sens et fasse des efforts si nous voulons nous en sortir ».

L’étude du bilan social de l’Usine de Pont à Mousson pour l’année 2017 devrait donc nous permettre de vérifier si le discours et les actes sont en adéquation. ça tombe bien, il était à l’ordre du jour du C.E. du 23 avril.

Le bilan social donne la synthèse d’une bonne partie des données sociales pour l’année écoulée. Il permet de mettre en perspective la politique sociale de l’Usine de Pont à Mousson avec les deux années précédentes. Le document permet de bien mesurer les évolutions sur l’emploi, les salaires, l’équilibre de la pyramide des âges, l’égalité professionnelle etc. …

La politique sociale de notre établissement pour 2017 pourrait se résumer en ces mots : la saignée.

Certes, les résultats de l’entreprise ne sont pas bons, c’est le moins que l’on puisse dire et l’annonce en juillet 2017 du « projet d’avenir » fait que nous évoluons dans un cadre fortement contraint. La « reprise en main » par le Groupe se voit et se sent !

L’effectif permanent est passé de 840 en 2015 à 721 en 2017. L’analyse par catégorie nous montre que, toujours sur la même période, l’effectif « Cadres » reste stable, celui des « EDTAM » a diminué de 41 et le nombre des « Ouvriers » a diminué de 78.
Si l’on regarde l’effectif mensuel moyen, qui comptabilise les intérimaires, nous avons perdu en trois ans, 16,5% de nos effectifs. Dans cet indicateur, toutes les catégories sont touchées.

La pyramide des âges est fortement décalée avec près de 54 % des salariés ayant plus de 49 ans pour seulement 6 % de moins de 30 ans. Presqu’un tiers des effectifs a 55 ans et plus.

Ces éléments nous montrent qu’il y a un véritable enjeu sur la transmission des savoirs, des savoir-faire et compte tenu du contexte économique, nous n’avons pas les moyens de rater ce rendez-vous.

L’arrivée de seulement quatre salariés sur l’année 2017 (dont trois mutations) avec seulement un EDTAM et aucun ouvrier, n’est pas de nature pour la CGT à répondre aux enjeux cités plus haut.

L’année 2017 s’est soldée par 89 départs pour 4 arrivées et pour la première fois depuis bien longtemps, les retraites ne sont plus la première cause des départs.
En effet, nous dénombrons 17 démissions ou ruptures conventionnelles, 30 transferts ou mutations, 5 licenciements autres causes et 34 départs en retraites.

Pour la CGT, il est urgent de réaliser des embauches ciblées afin de maintenir nos compétences clés et nos savoir-faire.

Si l’on regarde l’aspect rémunération, là aussi les écarts sont saisissants. D’ailleurs la citation de Camille Cavallier, trouve là toute sa pertinence. Entre 2015 et 2017, hormis les cadres, toutes les catégories voient leur rémunération mensuelle moyenne diminuer.
Ces chiffres peuvent s’expliquer par un fort taux de départ et un faible taux de recrutement.

Cependant, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. En effet, les dix rémunérations les plus élevées ont progressé de 2,29 %, soit la coquette somme de 20 000 € entre 2016 et 2017 alors que le commun des mortels a dû se contenter de 0,4 % d’augmentation générale et que seuls quelques rares « chanceux » ont bénéficié d’une augmentation individuelle.

Certes, le « top ten » n’est sans doute pas composé des mêmes personnes entre les deux années, il ne s’agit pas forcement uniquement d’augmentations individuelles et au gré des mobilités, certains « moins chers » ont pu être remplacés par des « plus chers », les changements de périmètre faisant le reste.

Quoiqu’il en soit, le « top ten 2017 » nous coûte globalement plus cher qu’en 2016, alors que le discours officiel est la baisse de la masse salariale.

C’est sans doute là qu’il faut interpréter les notions certes toutes relatives d’exemplarité, de mesure, probablement de solidarité et de juste répartition des efforts.
Chacun se fera son idée sur la question, mais tout le monde s’accordera pour dire que cela fait tache sur le tableau. Une faute de goût probablement, un effet collatéral non mesuré. Peut-être, sans doute, ne fallait-il pas en parler pour ne pas heurter ou déplaire aux dix premiers. Pour que les 711 autres ne regardent pas vers le haut du panier, le regard légèrement accusateur en se disant « tout de même, ça fait beaucoup » ! Quoiqu’il en soit, la CGT assume pleinement son devoir d’information et ses propos qu’on a le droit de ne pas partager !

A la lecture du bilan social 2017, la CGT constate que la politique sociale menée à l’Usine de Pont à Mousson consiste en une réduction drastique des effectifs tout en creusant les inégalités, favorisant au passage les 10 plus grosses rémunérations.
Ces éléments sont à mettre en relation avec le discours entendu en 2017 qui se basait sur la culture de l’effort, de l’amaigrissement avec bien évidemment le triptyque infernal : Compétitivité, Agilité, Flexibilité.
A l’heure de faire le bilan, la CGT réaffirme sa totale opposition avec la politique sociale menée à l’Usine de Pont à Mousson qui fait courir un réel risque sur la pérennité de notre établissement.

Camille Cavallier, le vieux monsieur sur la photo, qui disait également : « hâte-toi lentement ! Le temps ne consacre pas ce qu’il n’a pas contribué à édifier » est décidément vraiment d’un autre temps !

Activité :

L’ensemble des éléments concernant l’activité, les ratios techniques et les résultats économiques sont des informations sensibles pouvant être utilisées par la concurrence, elles ne sont disponibles que sur la version papier diffusée aux portes de l’établissement.

Les Ponts du mois de Mai …

La direction a complété et précisé les dates d’arrêt du mois de mai.

Ligne 7 mètres : le 30 avril (poste de nuit).
Ligne 8 mètres : le 07 mai (poste de nuit).
Ligne 6 mètres : les 09 et 11 mai (poste du matin).

Concernant la semaine 19 où il y a trois ponts, les dispositions suivantes ont été prises :

Expéditions : 2 équipes le 30 avril, une équipe de journée (8h-16h) les 07,09 et 11 mai.
Appros : en 2×8, avec un service minimum.
Agglo : à l’arrêt la semaine sauf la réception des matières le lundi.
Ensilage : en 2×8.
RS : RTT le 11 mai sur tous les postes. 1 RS 150 et 1 RS 2000 les 07 et 09 mai.

La direction a précisé également qu’à titre individuel, il est toléré de faire deux ponts sur quatre sauf pour des cas particuliers décidés par le chef de service.

Modification de la date des congés …

Les investissements prévus à la 6 mètres et à la 7 mètres nécessiteront un arrêt de cinq semaines de certaines installations.
La direction a décidé de ne pas modifier la date de début des congés (le 23 juillet) mais de décaler les dates de reprises.
HFX reprise le 20 août.
8 mètres et Fonderie le 23 août.
6 et 7 mètres le 27 août.
Le complément de congé sera pris sur le compteur de RTT patronal.

Résultats Sécurité …

La direction a constaté une augmentation du TF2 qui se situe à 7,8 pour objectif à 8.

Pour le mois de mars, la direction déplore un malaise mortel, un accident avec arrêt à Métal-Energie (entreprise extérieure), un accident sans arrêt aux Revêtements Spéciaux, deux accidents bénins à la distribution Métal et au four 6 mètres. Enfin, un accident non lié au travail au Parc.

Concernant le mois d’avril, la tendance est mauvaise notamment concernant le personnel intérimaire.

La direction déplore un accident avec arrêt (entreprise extérieure) et trois accidents en deux jours les 20 et 21 avril :
Un accident avec arrêt à l’ébarbage 7 mètres.
Un accident sans arrêt au plancher 6 mètres.
Un accident bénin aux HFX.

Pour la CGT, sans vouloir enfoncer des portes ouvertes, cette situation nous prouve qu’en sécurité, comme dans d’autres domaines, rien n’est jamais acquis !

Plusieurs accidents concernent le maniement des meules, ce sujet doit faire l’objet d’une analyse particulière permettant de mettre en place des équipements appropriés.

L’accueil des intérimaires doit être amélioré et les temps de formation au poste respectés ! Trop souvent, ces salariés en contrat précaire sont laissés seuls à leur poste au bout d’une semaine alors que le temps de formation initiale est de 4 ou 6 semaines.
D’autres sont laissés en « autonomie » au bout de deux jours pour des temps de formation d’une ou deux semaines.

Certes les effectifs sont tendus et la formation demande du temps, mais pour la CGT, rien ne saurait justifier que l’on « mégote » sur la sécurité pour améliorer artificiellement la productivité.

Oui la sécurité à un prix qu’il faut accepter de payer, cela passe nécessairement par des temps de formation respectés !

Le saviez-vous ?

Déclaration de revenus en 2018 et le prélèvement à la source …

Le prélèvement à la source sur les revenus s’appliquera à partir du 1er janvier 2019. Les contribuables qui font leur déclaration de revenus 2018 sur Internet doivent, à la fin de leur déclaration, faire le choix entre trois taux de prélèvement à la source pour l’an prochain.

En 2018, les modalités d’imposition des revenus de 2017 ainsi que le paiement de l’impôt de ces revenus restent les mêmes que d’habitude. A partir du 1er janvier 2019, un nouveau mode de paiement de l’impôt sur le revenu sera mis en place : le prélèvement à la source (PAS). Le contribuable sera imposé chaque mois au fur et à mesure de l’encaissement des revenus et non plus l’année suivante.

Revenus concernés
Les revenus concernés supportent le prélèvement à la source, soit par une retenue à la source au moment de leur réalisation, soit par voie d’acomptes dits « contemporains ».

Sont soumis à la retenue à la source les traitements et salaires, les pensions de retraites et les rentes viagères à titre gratuit ainsi que les revenus assimilés notamment les allocations de chômage, les indemnités journalières de maladie, les indemnités de licenciement pour leur fraction imposable. L’impôt sera prélevé sur les sommes à verser chaque mois par les employeurs, les caisses de retraite, la Sécurité sociale, Pôle emploi, au taux communiqué par l’administration fiscale.

Sont soumis au prélèvement à la source, par voie d’acomptes, les bénéfices professionnels (commerciaux, non commerciaux, agricoles), les revenus de location, les rentes viagères à titre onéreux, les pensions alimentaires. L’administration fiscale prélèvera ces acomptes chaque mois ou chaque trimestre, sur le compte bancaire désigné par le contribuable.

Le taux du prélèvement
C’est le fisc que calculera, chaque année, le taux de prélèvement applicable aux revenus des contribuables à partir de la dernière déclaration de revenus du foyer fiscal. La déclaration de revenus de l’année 2017 servira pour calculer l’impôt à payer en 2018 mais aussi pour calculer le taux de prélèvement à la source de chaque foyer fiscal, applicable à compter du 1er janvier 2019.

Si le contribuable fait sa déclaration de revenus sur Internet en 2018, il connaîtra, à la fin de sa déclaration, immédiatement le taux de prélèvement à la source du foyer fiscal (taux personnalisé) ainsi que, pour information, les deux taux individualisés pour les couples mariés ou pacsés.

Ceux-ci pourront, s’ils le souhaitent, opter pour un taux de prélèvement individualisé en fonction de leurs revenus respectifs au lieu d’un taux unique pour les deux conjoints du foyer. Précisons que la somme totale prélevée sur les revenus des deux conjoints est égale à l’impôt du couple.

Si le contribuable est un salarié, il peut opter pour ne pas transmettre son taux personnalisé à son employeur. Dans ce cas, celui-ci appliquera un taux par défaut ou non personnalisé qui dépend uniquement du montant de la rémunération du salarié. Si le taux par défaut est inférieur à celui du foyer fiscal, ce dernier devra, chaque mois, verser un complément d’impôt au fisc.

Pour les déclarants papier, les taux de prélèvement (personnalisé ou individualisés) seront communiqués sur l’avis d’imposition qui sera adressé à l’été. A partir de mi-juillet 2018 (après le calcul de leur impôt sur le revenu), ils pourront eux aussi exercer leurs options sur impots.gouv.fr

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