Compte Rendu du C.E. du 28 mars 2018

L’édito : les premiers pas vers l’Usine 4.0 …

Un nouveau projet a été présenté aux membres du C.E. dans le cadre de la politique WMS, il s’agit de l’étiquetage des tuyaux au Vernis 7 m. La politique WMS (Warehouse Management System) désigne une catégorie de progiciels destinés à gérer les opérations d’un entrepôt de stockage par exemple. Ce projet d’étiquetage est l’un des premiers à l’Usine de PAM concernant la production.

Concrètement il s’agira d’imprimer des étiquettes à la sortie du Vernis 7 mètres permettant ainsi d’identifier les tuyaux de manière plus fiable.
Ce projet est d’autant plus important que l’on assiste à une forte inflation des références de tuyaux, notamment depuis la spécialisation en 2014. A titre d’exemple, nous avions 1 200 références en 2012, pour 4 500 références à l’heure actuelle.

13 caractéristiques sont nécessaires pour identifier un tuyau et elles ne sont pas toutes identifiables à l’œil nu ! Chaque unité de production devrait, à terme, disposer d’une étiquette d’identification avec un numéro unique permettant la traçabilité de nos produits. A chaque étape du processus de production, les salariés renseigneront des éléments dans l’automate permettant d’alimenter toutes les informations nécessaires à la réalisation des étiquettes. De plus, ces étiquettes contiendront une information essentielle à savoir la longueur des produits. En effet, aussi bizarre que cela puisse paraître, à l’usine, nous raisonnons en tonnes de tuyaux alors que nos clients commandent des kilomètres ou des mètres de conduite. Ces informations seront donc cruciales pour répondre encore plus efficacement aux besoins des clients.

Ce dispositif, s’il fonctionne de manière industrielle pourra être étendu à l’ensemble des autres lignes de production.

Pour la CGT, ce projet s’il aboutit, devrait nous permettre de gagner en rapidité, en fiabilité, en organisation et faire entrer nos processus de production dans le 21ème siècle.

Résultats économique, faits marquants, ratios techniques, entrées en commande :

Ces informations étant sensibles et pouvant être exploitées par la concurrence, elles ne sont disponibles que sur la version papier.

Accord National sur la formation professionnelle …

La CGT ne signera pas des reculs sociaux …

• une logique d’individualisation de la formation, initiée par la création du Compte Personnel de Formation (CPF) en tant que dispositif unique ;
• une baisse d’1 milliard d’euros des obligations faites aux entreprises pour le financement de la formation professionnelle des salariés ;
• un démantèlement complet du système de financement de la formation ;
• une remise en cause de la reconnaissance des qualifications, des diplômes à travers les « blocs de compétences » ;
• une réforme de l’apprentissage qui confirme la volonté de revenir au « paiement à la tâche » et donc de baisser les salaires ;
• la disparition du Congé Individuel de Formation (CIF), seul droit à formation opposable dont disposent les salariés ;
• un Compte Personnel de Formation doté de plus d’heures mais qui restera un leurre pour la majorité des salariés ;
• un nouveau système où le salarié perd des droits « formels » transformés en droits « virtuels » et capitalisables qu’il devra compléter sur son propre budget et sur son temps personnel.

Ces choix s’inscrivent en plein dans le processus déjà engagé contre les services publics, l’éducation nationale et les organismes de formation tels l’AFPA, les GRETA et le CNAM. Après les reculs sociaux sur le Code du travail, la réforme du baccalauréat, la sélection à l’université, etc., le patronat obtient ainsi une nouvelle régression en matière de droit à la formation professionnelle. Cette réforme va accroître les inégalités d’accès à la formation, alors qu’un accord répondant aux enjeux d’avenir était nécessaire et possible. Le dogmatisme du gouvernement le rend aveugle sur les enjeux de la formation professionnelle pour le monde du travail. Pour l’ensemble de ces raisons, la CGT ne signera pas cet Accord National Interprofessionnel.

Remerciements

La CGT tient à remercier chaleureusement l’ensemble des salariés qui ont exprimé leur solidarité suite au décès de notre camarade, collègue et ami Patrick Scyot survenu le 21 mars dernier. Cette solidarité s’est traduite par des mots de réconfort exprimés envers ses collègues du secteur 5 ou par la contribution à la collecte de solidarité organisée le 26 mars. Par chacun de ces gestes, les salariés de l’Usine de PAM ont prouvé que le mot solidarité avait encore un sens et ont fait honneur à la mémoire de Patrick. La collecte a permis de récolter la somme de 915 € qui sera remise très prochainement à ses enfants.

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