Compte Rendu du C.E. du 02 juillet 2018

L’édito : L’urgence de remettre l’humain au cœur des préoccupations !

Les C.E. se suivent et se ressemblent. Le projet d’avenir et les réorganisations qui vont avec étaient encore à l’ordre du jour du C.E. du 02 juillet.

Cette fois-ci, les consultations concernaient la réorganisation du service E.H.S., du service R.H. et de la Qualité.

La CGT s’est abstenue sur les trois sujets en ne manquant pas de préciser qu’il n’y avait pas adéquation entre les tâches à réaliser et les ressources affectées. In fine, la CGT craint une surcharge de travail pour certains postes et une dégradation des conditions de travail.

Ce Comité d’Établissement a également été l’occasion de présenter trois investissements dont deux sont considérés comme particulièrement importants. Il s’agit des investissements suivants :

  • Le projet Ensilage.
  • Le projet Conduite du Four 6 mètres.
  • Le projet aquacoat et mise en module au Vernis 7 mètres.

L’investissement global sur ces trois projets représente la coquette somme de près de 12,4 millions d’euros. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas se rater.

Cependant, même si les investissements ne garantissent pas la pérennité d’un site, ils sont tout de même un signe encourageant de confiance dans l’avenir.

L’investissement dans la modernisation de l’outil de travail c’est bien, mais il ne faut pas oublier l’investissement dans « le capital humain ».

A fin mai, nous sommes passés sous la barre symbolique des 700 CDI à l’usine de PAM. Sur de nombreux chantiers, en maintenance comme en production, il est de plus en plus difficile de travailler dans des conditions où l’absence d’un ou de deux salariés met en péril la marche malgré la présence de 92 intérimaires au mois de mai.

Cette situation dégrade les conditions de travail des salariés et cause bien des tracas à l’encadrement obligé de jongler entre les absences, les retours, les congés.

Tout cela n’est pas bien sérieux et ne pourra pas durer bien longtemps.

Il est donc largement temps de procéder à des recrutements ciblés permettant de regonfler un peu les effectifs. C’est particulièrement le cas aux R.S. où le nombre d’intérimaire est particulièrement haut du fait de nombreux départs volontaires dans la période. La situation des pontiers côté HFX va également poser problème du fait, là aussi, de départs volontaires. Il va donc falloir embaucher très rapidement sur ces différents postes.

Faute de quoi, le consentement à l’effort collectif dont ont fait preuve les salariés dernièrement risque de ne pas durer bien longtemps !

Résultat Sécurité …

Les résultats sécurité du mois de mai sont qualifiés de bons par la direction avec un TF2 glissant à 7 et trois accidents bénins.
Concernant les indicateurs de moyens, l’objectif du nombre de SMAT mensuel semble être tenu depuis le début de l’année. En revanche, nous sommes loin sur l’objectif en matière de 1/4h sécurité. En effet, nous en sommes à 1,59 par mois et par salarié pour un objectif à 2. La rentrée en sécurité va probablement améliorer cet indicateur.
Pour la CGT, il est dommage que ce dispositif ne soit pas assez utilisé car c’est un outil efficace en matière de prévention.

La tendance du mois de juin est nettement moins bonne. Il est à déplorer 2 accidents sans arrêt, 3 accidents bénins et un non lié au travail.
La direction note également une augmentation significative du nombre de « corps étrangers dans les yeux » qui représente tout de même près de 30 % du total des accidents. La direction a également constaté que le personnel intérimaire représentait près de la moitié de ces accidents.

Comme la CGT l’a indiqué à plusieurs reprises, il est nécessaire de mieux accueillir les intérimaires sur les chantiers sur le plan de la sécurité mais pas que … La CGT estime qu’il est important de consacrer un temps particulier pour un véritable accueil sécurité digne de ce nom. Enfin, il est également nécessaire de fournir aux intérimaires les EPI identiques à ceux des CDI, notamment les masques ventilés !

Performance économique, Ratios techniques …

Ces informations pouvant être utilisées par la concurrence, elles ne sont disponibles que sur la version papier.

Entrées en commande …

Avec près de 25 500 tonnes dans le carnet, le mois de mai est pour le moment le meilleur mois depuis de début de l’année.
Cependant, ce tonnage n’est atteint que grâce à une commande pour la Côte d’Ivoire, sur financement européen en DN 350-600.

Après le plastique c’est fantastique, le frigo est crado …

Épisode 2 : Elmer et le frigidaire !

« Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler », ce célèbre proverbe biblique attribué au Roi Salomon n’est probablement pas le plus maîtrisé par notre Elmer.

Il est certain que tourner sept fois la langue dans sa bouche empêche de parler, contrairement à se frotter sept fois l’œil ou se mettre sept fois le doigt dans le nez. Et, pour peu que l’on ne soit pas trop préoccupé par ses mouvements linguaux, tourner sept fois sa langue dans sa bouche, permet de réfléchir un peu à ce que l’on va dire, évitant ainsi de sortir une ânerie de plus !

A défaut de référence biblique, Elmer aurait pu mettre en application le proverbe fétiche du directeur de l’Usine : « l’âne corse ne se cogne jamais la tête deux fois au même endroit », mais peut-être était-il distrait lors des interventions de notre premier de cordée !

Rappelons qui est Elmer …

Elmer est le sémillant et frétillant responsable de la ligne 6 mètres. Profil jeune cadre dynamique, Elmer appartient à cette nouvelle phase de l’évolution humaine : l’homotéléphonicus. En effet, notre disciple de la pomme a une excroissance suspecte au niveau de la main : un vilain téléphone portable, telle une verrue, présent en permanence. Certaines mauvaises langues nous ont même fait remarquer qu’il était sans doute plus connecté à son téléphone qu’aux réalités du terrain. Fake news probablement !

Elmer avait déjà eu « l’honneur » peu convoité il est vrai, d’être cité dans une publication syndicale CGT. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il avait reçu son surnom en hommage au groupe de rock alternatif et un peu déjanté Elmer Foot Beat et à son tube « le plastique c’est fantastique », suite à l’incendie des palettes de noyaux filmées avec du plastique qu’il avait fait entreposer à proximité de la fonte en fusion.

Que s’est-il passé cette fois-ci ?

Apparemment, Elmer a tendance à se mettre en difficulté à l’occasion des CHSCT. Mauvaise gestion du stress ? Sens de la provocation ? Inconséquence ? L’explication se trouve probablement dans l’addition des trois.
Mais venons-en aux faits …

On ne sait pour quelle raison, le débat lors du dernier CHSCT de la 6 mètres a dérivé, à l’initiative de la direction, sur l’état de propreté du frigo dans le petit local en haut des machines.
Elmer, probablement pour porter secours à son chef, bien mal engagé dans un débat scabreux, ou peut-être parce que dans ce domaine précis, « le jeune homme » dispose de compétences avérées, Elmer donc, s’est empressé de surenchérir en affirmant que l’état de non propreté du frigo révélait un « véritable manque de savoir-vivre des ouvriers du secteur » !

Ah le savoir-vivre, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet et pas que concernant les ouvriers. Nous y viendrons après. D’ailleurs c’est quoi le savoir-vivre ?

D’après le Larousse (petit ou grand même en version numérique), le savoir-vivre est la connaissance et pratique de la politesse et des usages du monde. Parmi les synonymes du savoir-vivre nous trouvons les mots suivants : civilité, correction, éducation, tact, urbanité.

Malgré son jeune âge et la prétendue émergence d’un nouveau monde, Elmer est peut-être adepte des principes et de la pensée des cadres du 19ème qui considéraient les ouvriers comme « des brutes avinées » qui se complaisent dans leur crasse.

Certes, il ne s’est pas exprimé en ces termes mais tout de même, au lieu de faire des procès d’intention, il aurait sans doute été plus utile d’agir bien que Lao-Tseu disait qu’un vrai chef, c’est celui qui ne prend pas part à l’action.

A toutes fins utiles, la CGT le réaffirme : Non les ouvriers ne sont pas « des gros dégueulasses » et si le frigo n’est pas nettoyé c’est que le poste du salarié qui s’occupait de cette tâche a été supprimée lors de la dernière réorganisation. D’ailleurs, la CGT a fait des propositions afin que le frigo reste dans un état correct.

Une fois l’histoire du frigo terminée, intéressons-nous à Elmer, notre donneur de leçon en chef, a-t-il du savoir-vivre ? Respecte-t-il les règles élémentaires de la politesse et des usages du monde ? Agit-il en tout temps et en tout lieu avec civilité, correction, éducation, tact et urbanité ?

Eh bien non ou du moins pas tout le temps ! En effet, lorsque des intérimaires sont en fin de contrat, Elmer ne les prévient pas ou ne les fait pas prévenir, c’est lorsque que le planning est affiché que ces derniers découvrent la mauvaise nouvelle. Lorsqu’on a du savoir-vivre et que l’on agit avec tact et correction, on prévient ou on fait prévenir de la fin de contrat. Certes ça ne change rien sur le fond mais c’est apprécié et c’est une marque de respect.

Autre point, Elmer est « addict » à ses mails ou ses SMS, en d’autres termes il consulte en permanence son smartphone lors des réunions, pire encore, quelques fois, même lorsqu’il salue d’autres interlocuteurs. La politesse et la bienséance veulent que lorsqu’on est en réunion on écoute ses interlocuteurs, idem lorsqu’on salue ses congénères, on les regarde !

Nous ne poursuivrons pas la liste des exemples, chacun aura compris. Bien évidemment, Elmer n’est pas le seul à agir de la sorte. Ces quelques exemples avaient pour but de faire œuvre de pédagogie (une nouvelle fois) et de démontrer à notre moraliste que, si on y regarde de plus près, il n’est pas, lui non plus exemplaire en matière de savoir-vivre ! D’ailleurs qui l’est vraiment ?

La morale de l’histoire …

Nous aurions pu conclure cet article qui ne manquera pas d’être considéré comme acide, par une citation de Pierre Desproges : « Il vaut mieux se taire et passer pour un c.. plutôt que parler et ne laisser aucun doute à ce sujet ».
Cependant, elle serait mal venue lorsque l’on souhaite défendre le tact, la correction et la civilité.

Alors nous la retirons !

Nous aurions pu également conclure par cette citation « il y a deux sortes de chefs d’orchestre : ceux qui ont la partition dans la tête et ceux qui ont la tête dans la partition » d’Arturo Toscanini célèbre chef d’orchestre italien. Là aussi, en cette période de coupe du monde de football, il nous faut mettre en œuvre un certain fair-play. Donc nous la retirons aussi.

Orientons-nous vers Nelson Mandela !

Nelson Mandela c’est bien, ce n’est pas attaquable, c’est même universel. Et puis avec Nelson Mandela, pas besoin de se faire un torticolis au cerveau. L’ancien leader de l’ANC disait : « Moi je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Alors Elmer, même si rien n’est gagné, loin de là, tout n’est pas perdu non plus, prenez exemple sur le Grand Homme apprenez !

Investissement à l’ensilage …

A l’occasion du Comité d’Établissement, la direction a fait le point sur l’investissement en cours à l’ensilage. Rappelons que cette installation qui date de 1920 (pour les fosses) commençait à devenir obsolète avec des fosses non-étanches et de fortes dépenses d’entretien chaque année pour renforcer les structures.

De plus, le circuit de bandes était devenu complexe et la pente (supérieure à 14 %) n’était pas adaptée avec l’utilisation des pellets. La largeur des bandes semblait, elles aussi inadaptée. Autre point, non négligeable, le déchargement des wagons en ligne droite permettra la fermeture des portes de part et d’autre, réduisant ainsi le bruit et permettant une aspiration plus efficace.

La fosse de déchargement a été réalisée de mai à novembre 2017, le montage a débuté fin avril et l’ensemble devrait être opérationnel à la mi-août. L’investissement total sur cette installation représente une somme de 3 millions d’euros.

Investissement au Vernis 7 mètres …

Les détails de cet investissement n’est disponible que sur la version papier.

Projet conduite du Four 6 mètres …

Espérons ne pas finir dans le mur !

La direction a présenté son projet intitulé « conduite du Four 6 mètres ». Projet qui n’en a que le nom, puisque les travaux ont déjà commencé, que tout est quasiment ficelé et que, pour le coup, il sera sans doute difficile de faire infléchir le projet.

Les objectifs visés par ce projet sont :

  • En production, la conduite du four à partir d’un nouvel espace de travail aménagé côté BE et anticiper les pagailles en facilitant la surveillance de l’intérieur des fours grâce à 6 endoscopes.
  • Hors production avec la surveillance de la chauffe du four vide par le dispatching HFX.

Les salariés du dispatching apprécieront probablement à sa juste valeur la charge de travail supplémentaire qui va leur être affectée après avoir déjà hérité du dispatching énergie. Charge de travail qui augmente, cotation du poste qui diminue, ils seront probablement ravis !

Ceci étant, poursuivons sur le projet de conduite du four !

La direction met en avant l’amélioration des conditions de travail pour justifier son projet, notamment la climatisation et l’insonorisation de la cabine, un positionnement des écrans de manière ergonomique, la réduction des interventions manuelles liées aux pagailles du fait de la surveillance en permanence avec les endoscopes.

Au passage cela sous-entend que le salarié chargé de la surveillance entre les deux fours ne faisait pas correctement son travail. D’ailleurs c’est bien connu, c’est parce qu’on ne les surveille pas que les tuyaux en profitent pour se mettre de travers ! Donc en surveillant tout le temps, il n’y aura plus de pagaille CQFD !

Cette nouvelle installation permettra de supprimer en production le poste d’aide four et hors production le surveillant de four. Les tâches hors production étant dévolues au dispatching HFX et aux dépanneurs centrifugation qui objectivement devaient sans doute s’ennuyer !

En matière d’organisation, l’allumage et l’extinction du four resteront des opérations manuelles hebdomadaires. Ces opérations resteront sous la responsabilité de la centrifugation avec deux opérateurs.

D’ailleurs qui va le faire ? Car si aujourd’hui il y a deux opérateurs demain il n’y en aura plus qu’un ! Donc qui fera le deuxième ? Mystère !
Autre point, ce mode fonctionnement oblige donc le personnel du four, soit à faire 16 heures par jour (mais c’est interdit), soit faire deux tournés dans la même semaine.

Le planning de travaux prévoit une mise en service industrielle en novembre 2018.

Reste une question de fond qui à ce jour ne trouve aucune réponse satisfaisante : en quoi les endoscopes vont-ils empêcher les pagailles ?

Et sa question subsidiaire : en quoi supprimer un poste au four permettra d’être plus efficace lors des pagailles ?

Que se passera-t-il s’il faut intervenir régulièrement côté BU ?

Toutes ces questions ne manqueront pas d’être posées lors du C.H.S.C.T qui se déroulera prochainement sur le sujet.

La CGT n’est pas opposée à la création d’une nouvelle cabine, ni à la mise en place des endoscopes. En revanche, elle est en désaccord avec la logique et la finalité qui conduit à supprimer deux postes de travail, chargeant au passage le dispatching et la maintenance. Elle est en désaccord avec un projet qui va dégrader les conditions de travail du chef four lors des pagailles et son cycle de travail lors des allumages.

Cette organisation aboutira probablement à beaucoup plus de flexibilité pour les salariés du secteur et à un démarrage qui sera probablement à terme, confié à la maintenance.

Affaire à suivre …

Travail et chaleur ne font pas bon ménage !

Les élus CGT sont encore intervenus à l’occasion du C.E. sur les conditions de travail durant les périodes de forte chaleur.
La direction a rappelé qu’elle avait reconduit les mêmes dispositions que l’année dernière.
Donc pour faire simple, les climatisations de l’ensemble des réfectoires devaient être révisées en avril, ce qui, à priori, n’a pas été fait partout, comme chaque année. Autre disposition, lorsque nous sommes en période de canicule, des remplaçants supplémentaires doivent être mis en place pour assurer une pause supplémentaire. S’il n’y a pas de remplaçants, des arrêts de chantier doivent être organisés.

Ces dispositions ont le mérite d’exister même si objectivement elles ne sont pas suffisantes et pas toujours appliquées.
D’ailleurs, certains « mégotent » à mettre en place les pauses supplémentaires ou vérifient sur leur ordinateur s’il y a bien les trois jours consécutifs permettant de déclarer officiellement la canicule.

Il nous paraissait donc utile de rappeler quelques dispositions recommandées par les préventeurs.

Tout d’abord, n’oublions pas que d’une manière générale, l’employeur doit mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Pour les « puristes », c’est l’article L.4121-1 du Code du Travail.

Concernant la chaleur, il n’existe pas de définition réglementaire du travail à la chaleur. Toutefois, au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés.

L’exposition à la chaleur peut être liée à la proximité de matières en fusion comme la fonte (fonderies, aciéries, hauts-fourneaux). Dans certains environnements, la combinaison de la chaleur et de l’humidité peut rendre l’ambiance difficile à supporter.
Les travaux en extérieur (bâtiment, travaux publics, travaux agricoles…) peuvent aussi exposer les salariés à de fortes chaleurs, particulièrement en été.

Fatigue, sueurs abondantes, nausées, maux de tête, vertiges, crampes… Ces symptômes courants liés à la chaleur peuvent être précurseurs de troubles plus importants, voire mortels : déshydratation, coup de chaleur.

Les effets de la chaleur sur la santé sont plus élevés lorsque se surajoutent des facteurs aggravants comme la difficulté de la tâche. La chaleur augmente par ailleurs les risques d’accidents car elle induit une baisse de la vigilance et une augmentation des temps de réaction. La transpiration peut aussi rendre les mains glissantes ou venir gêner la vue.

La prévention la plus efficace consiste à éviter ou au moins à limiter l’exposition à la chaleur. Pour cela il est possible d’agir sur l’organisation du travail (augmentation de la fréquence des pauses, limitation du travail physique, rotation des tâches…), l’aménagement des locaux (zones de repos climatisées, ventilation), les matériels et les équipements.

Pour le travail en extérieur en période de canicule, des mesures préventives simples et efficaces permettent de remédier aux effets de la chaleur (travail durant les heures les moins chaudes, mise à disposition d’eau fraîche à proximité des postes de travail, aménagement de zones d’ombre…).

Ces mesures doivent être accompagnées d’actions d’information et de formation des salariés.

Pour la CGT, il faut aller plus loin que les dispositions prises par la direction. La notion de canicule est à notre sens trop restrictive. Il semblerait plus pertinent de retenir la notion de 30°C au poste de travail pour une activité sédentaire et 28°C au poste de travail pour une activité physique.

En termes de mesure supplémentaire, la CGT estime qu’il faudrait organiser au moins une pause de 10 mn toutes les deux heures en plus des pauses habituelles.

Le vrai faux-départ …

Le retour de P.P !

Nous vivons une « époque formidable » où de pauvres retraités sont, pour survivre, dans l’obligation de reprendre le travail ! Faillite du système de retraite ? Baisse des pensions, effets pervers de la Réforme Macron sur la CSG ? Vision libérale et Anglo-Saxonne de la société ? C’est la triste histoire que nous allons vous raconter …

Tout d’abord qui est P.P. ?

Non, ce n’est pas « Pépé le Moko » célèbre truand et souteneur Parisien, ni Greg P.P. Boyington, l’irremplaçable « As des As » de l’escadrille des « Tigres Volants », qui a inspiré la série culte « Les Têtes Brûlées » et qui a tenu en haleine des années durant, des générations de téléspectateurs.

Non, « notre P.P. à nous » n’a pas trouvé refuge dans la Casbah d’Alger et il n’est pas basé non plus à Vella La Cava, son terrain de chasse se situe plutôt du côté des Hauts-Fourneaux !

Après une carrière bien remplie, avec des affectations prestigieuses et 23 années passées à la tête de la maintenance de Métal-Energie, performance et longévité qui ne seront sans doute jamais égalées, P.P. a fait valoir ses droits à la retraite comme le veut la formule consacrée.

A l’instar d’un Charles Aznavour, notre P.P., après sa tournée des adieux a fait son come-back ! Espérons pour lui et pour nous (il n’y a rien de gratuit dans la vie), que son retour ne durera pas aussi longtemps que pour l’interprète de « la Mama ».

Pourquoi est-il de retour ?

Tout d’abord le départ de P.P. était prévisible, il ne s’en est jamais caché ! D’aucuns se sont donc mis en quête de lui trouver un remplaçant.
Après quelques temps de recherche, « l’oiseau rare » était déniché, le remplaçant de P.P. était arrivé !

Mais voilà, peu de temps après son arrivée, selon un avis partagé par beaucoup, il s’avérait que le remplaçant de « notre P.P. » était une erreur de casting et il fut donc éconduit, laissant P.P. seul à la barre.

Les mois passants, l’échéance du départ approchant, il semblerait que personne en interne n’avait le profil ou n’était en capacité de remplacer l’omnipotent P.P.

Dernièrement, lors de sa présentation de l’avancement du projet « maintenance » aux membres du CE, le responsable maintenance usine, n’hésitant devant aucun sacrifice, a expliqué que finalement il allait cumuler les fonctions et endosser également le costume de responsable maintenance HFx.

Mais voilà, n’est pas Hercule qui veut ! Tout le monde ne peut pas effectuer les 12 travaux en « un coup de cuillère à pot » ! Certes, comme le disait Lénine, « là où il y a la volonté, il y a un chemin », mais à l’impossible, nul n’est tenu !

Le « costume du Responsable Maintenance Usine » étant déjà bien grand, il aurait été difficile de lui en rajouter un nouveau sans qu’il ait l’air dépareillé.

C’est ainsi que notre « PP Mussipontain » reprend du service et abandonne son refuge bourguignon plusieurs fois par mois pour venir distiller ses précieux conseils. Rassurez-vous, « PP » ne fait ni un acte bénévole, ni un acte charitable, partant du principe que tout ce qui est rare est cher, c’est au tarif de consultant extérieur qu’il est de retour !

Pour conclure, espérons que « PP » sera touché par le syndrome « Saint Emilion » et qu’à l’instar du fameux breuvage, il se bonifiera avec le temps, notamment en ce qui concerne la transmission de son « incommensurable » savoir et le respect du port des équipements de sécurité.

Rappelons à cet effet, que pour les entreprises extérieures, puisque c’est sous ce statut qu’il officie, il ne dispose que d’un passeport avec un nombre de point limité. Il ne manquerait plus que notre « PP » se fasse sortir pour non-respect des règles …

Ce serait une bien triste fin de carrière !

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