Quand la solidarité n’est pas un vain mot !

La Cgt tient tout particulièrement à féliciter et à remercier les salarié(e)s qui ont participé à l’opération usine morte, organisée à son initiative vendredi 14 septembre 2018. Nous avons pu constater une bonne participation à cette action de grève et une véritable solidarité des salariés s’est exprimée entre les différents établissements, l’appel en question ayant été relayé sur la plupart des sites.

Le piquet de grève organisé sur le site de Foug s’est tenu du vendredi 3H00 du matin au soir 21H00. De nombreux salariés, des retraités, des élus municipaux sont venus participer ou exprimer leur soutien à cette action. Comme chacun l’aura compris, cette grève concernait des enjeux et des décisions qui pèseront lourdement sur l’avenir de nos sites et de notre entreprise.
A souligner également que le personnel non gréviste, à qui l’entrée de l’établissement était interdite, a globalement bien réagi, avec l’intelligence de circonstance nécessaire, voire une certaine bienveillance à l’endroit des grévistes. Merci pour cette attitude tempérée et pour la compréhension exprimée.

La Cgt pense qu’il n’est pas inutile de rappeler que la grève n’est pas un divertissement, elle permet d’exprimer un mécontentement, de traduire un désaccord, de s’opposer, de contester.
Certes, cela ne fait jamais plaisir de faire grève, en règle générale, ou de subir une grève. Les conséquences d’une action de grève ne sont donc jamais neutres : contrariété, gêne, colère, critiques, en particulier de la part de ceux qui la subissent directement ou indirectement.
Colère que nous comprenons, contraintes que nous assumons, critiques que nous écoutons. Néanmoins, la grève a généralement, pour ne pas dire toujours, des objectifs vertueux, notamment : celui d’essayer de peser sur le cours des choses, celui de défendre l’intérêt collectif, celui de défendre l’emploi, celui de défendre l’activité, celui de défendre notre dignité. Sachez aussi, pour ceux qui en douteraient encore, que notre socle social, nos acquis, ont toujours été conquis de haute lutte, rien n’a jamais été obtenu sans rapport de forces, sans sacrifices, sans mobilisations.
Le constat est sans appel : quand l’activité est faible ou compromise, quand les compétences sont insuffisantes, quand les performances industrielles sont décalées dans un système mondialisé et implacable, alors très rapidement il n’y a plus d’emplois, il n’y a plus de grève, plus de salariés, il n’y a plus rien !

La grève reste bien un outil à utiliser à bon escient, un moyen d’expression, de pression qui n’est jamais mis en œuvre de gaieté de cœur mais qui reste nécessaire.

D’autre part, nous tenons à souligner la solidarité exprimée par les collègues de l’usine de Pont- à-Mousson qui ont répondu présent à cette mobilisation et se sont rendus nombreux sur le site Foug. Globalement, la participation des salariés à ce mouvement a été significative, en particulier sur les sites de Pont-à-Mousson et de Foug.

Nous tenons après ces sincères et chaleureux remerciements, à adresser la mention spéciale de « l’infamie » à un partenaire social qui, par ses agissements et son comportement a démontré son manque de solidarité, de loyauté et sa totale indifférence à l’endroit des salariés qu’il devrait normalement représenter.

Lors du piquet de grève en question, ce délégué du personnel souffrant d’une forme d’autisme, ne comprenait pas ce blocage, il souhaitait que l’on appelle sans délai les gendarmes pour dégager l’accès à l’établissement. Que ce triste sire se rassure : les gendarmes étaient bien présents ainsi qu’un huissier de justice. Quant aux petits intérêts matériels et individuels de ce pauvre garçon : corrompu, stupide, vénal et inconsistant, qui n’était pas gréviste, vous l’aurez compris, qu’il se tranquillise aussi, il sera pointé, comme d’habitude, en délégation, contrairement aux autres salariés non-grévistes, qui eux, utiliseront une journée de RTT.

Pour la Cgt, ce type de comportement malheureux jette l’opprobre, le discrédit sur le mouvement syndical dans son ensemble et c’est vraiment navrant.

Pour en revenir aux choses beaucoup plus importantes, la Cgt continuera à défendre, sans concession, ses convictions, ses revendications, qui s’inscrivent dans une démarche sociale et humaine opposée aux choix purement économiques et à la destruction des emplois.

Rappel des revendications Cgt
– Abandon du projet raccords.
– La garantie d’une activité à 8 machines/jour pour la centrifugation de Foug afin de compenser la perte d’activité du V PROCCESS et les 2 millions de frais fixes générés.
– Des garanties sur le devenir de la fonderie « grosses pièces » en termes de pérennité, de volumes, de recherche d’activités complémentaires, de niches et de produits nouveaux.
– Mise en œuvre d’un investissement rentable et pérenne concernant le chantier cataphorèse, intégrant le rapatriement de toutes les pièces sous-traitées à ce jour et les emplois inhérents.
– Dans l’hypothèse d’un arrêt du chantier, mise en œuvre de solutions de reclassement réellement adaptées permettant à chaque salarié de retrouver un emploi correspondant à son profil professionnel et médical.
– Redémarrage des petits diamètres à l’usine de Pont-à-Mousson, choix industriel qui permettra de retrouver 300 000 tonnes au trou de coulée du haut-fourneau, choix industriel synonyme d’équilibre.

La Cgt interviendra, au cours des prochains jours, auprès de la direction de l’entreprise afin d’essayer d’obtenir des engagements et des réponses claires sur ces différentes revendications discutées déjà depuis plusieurs mois.

Encore une fois merci à toutes et à tous pour votre participation, votre solidarité, votre bienveillance.

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