Pontam’Info n°1 – CE du 27 septembre 2018

Edito …

Avons-nous encore les moyens de nos ambitions ?

Plus d’un mois après la reprise, il est désormais temps de faire le bilan du redémarrage de l’Usine ! Pour rester urbain, courtois et utiliser les éléments de langage appropriés, nous pourrions qualifier ce redémarrage de : « pas fameux ». Dans la mémoire des plus anciens, personne n’a souvenir d’une reprise si désastreuse.

Mettons en avant tout de même quelques points positifs. Tout d’abord de nombreux investissements ont été réalisés. La modernisation des installations est une bonne chose et lorsque les investissements seront totalement opérationnels, ils seront à coup sûr, du moins espérons-le, un atout pour l’Usine de Pont à Mousson. Ensuite, on peut noter la réactivité des salariés, qui n’ont pas « rechigné » à travailler dans des conditions dégradées et à faire des heures supplémentaires pour que nous soyons en capacité de produire.

Nous avons coutume de dire : « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées » ! Eh bien à Pont à Mousson on a plein d’idées, mais on éprouve des difficultés certaines à les mettre en œuvre !

Dès lors que l’on sort de nos zones de confort ou de ce que l’on a l’habitude de faire, on a tendance à éprouver de grosses difficultés, voire même quelque fois à se rater, du moins partiellement !

Délais dépassés de plus d’une semaine pour le Vernis 7 mètres mais point positif, ça fonctionne ! Certes, pas encore de manière industrielle, nous sommes loin du TRS à 85 % annoncé, mais nous sommes en bonne voie. Sans doute qu’une meilleure coordination du chantier aurait permis de tenir les délais, il faudra sérieusement se pencher sur la question pour les investissements futurs.
Plus problématique cette fois, l’ensilage avec une mention spéciale à celui qui s’est trompé de 30 cm sur les plans et qui a fait que les wagons se déchargent en partie sur les voies. Un coup d’œil rapide sur l’ancienne installation aurait certainement permis de se rendre compte de ce qu’il convenait de faire. Malgré la réactivité du personnel du secteur et quelques travaux effectués en urgence, nous n’ensilons toujours pas de manière optimum. Il faut pelleter à la main pour nettoyer le voies à chaque wagon et le programme des automates n’est toujours pas au point !

Que dire aussi des problèmes rencontrés par la soufflante RT90 relayée par la VARAX qui semble bien capricieuse. Il va falloir faire avec jusqu’au mois de décembre où normalement, la RT90 devrait être réparée. Peut-être aurions-nous été bien inspiré de ne pas faire l’impasse sur la révision décennale. La gestion « court termiste » est loin d’être à la hauteur des enjeux et nous coûte bien cher !

Tout cela doit nous faire réfléchir sur nos priorités, notre organisation ou notre désorganisation c’est selon, et nos compétences parfois manquantes, souvent perdues ! Au-delà de situations tantôt ubuesques, d’autres fois risibles, mais à coup sûr gênantes voire paralysantes, cela ne fait pas très sérieux auprès de nos actionnaires ou de nos dirigeants locaux ! Sans compter les surcoûts et les pertes de production, qui d’après les premières estimations pourraient s’élever à près de 200 000 €.
Ces situations sont souvent vectrices d’inquiétudes, et pas que chez les cadres dirigeants.

Faits marquants

Fait rare, l’ensemble des faits marquants mis en avant par la direction à l’occasion du Comité d’établissement concerne le secteur Métal-Energie.

Ainsi les problèmes de soufflante ont occupé une partie des débats. La RT 90 étant HS, la VARAX a connu divers dysfonctionnements : panne sur l’armoire d’excitation, problème sur le circuit hydraulique, problème de régulation sur la vanne de décharge. Quoiqu’il en soit, le débit de vent est limité à 50 000 Nm3/h et cela impacte de facto la production de fonte.

La rupture de la conduite DN 400 du château d’eau a entraîné 6 heures d’arrêt du haut-fourneau, la perte d’un poste de coulée à la 6 mètres et d’un autre à la 8 mètres.

Le câble d’alimentation Haute Tension des HFX a lui aussi rendu l’âme. L’alimentation se fait par le circuit de secours et les travaux de remplacement du câble sont en cours.

De grosses difficultés sont toujours rencontrées à l’ensilage comme évoqué dans l’édito.

Un point positif tout de même, le HF3 a redémarré le 20 août et les premières livraisons de fonte ont été effectué le 23.

Ratios Techniques et prix de revient

Ces informations étant sensibles et pouvant être utilisées par nos concurrents, elles ne sont disponibles que sur la version papier.

Percée de l’inducteur du Mélangeur 5 : ce n’est pas faute d’avoir prévenu !

« Inducteur mal né, problèmes assurés ».

Voilà ce qui pourrait être la morale de cette histoire.

Il y a près d’un an, après réfection, le mélangeur 5 était mis en service avec bien des difficultés déjà.

En effet, au redémarrage à la suite d’un cumul de problèmes techniques, l’inducteur avait figé. Il avait pu être « sauvé » mais la sagesse aurait voulu que l’on remplace l’inducteur dans la foulée. D’ailleurs l’inducteur de remplacement est prêt depuis un an, mais il n’a jamais remplacé l’inducteur « mal né » !
Les élus CGT avaient alerté sur cette situation et étaient intervenus depuis le mois de janvier, en C.E. !

Près d’un an de circonvolutions, d’élucubrations et de débats stériles sur l’interprétation des mesures de températures ont conduit à la percée de l’inducteur entraînant des perturbations de production.

Cette percée a eu lieu un lundi matin, alors que le mélangeur était rempli de 1 250 tonnes de fonte liquide, le pire a été évité grâce au professionnalisme des salariés présents qui ont réussi à figer l’inducteur sans autre dégât.

Pour la CGT, cette situation est incompréhensible alors qu’on nous parle en permanence de maintenance préventive. La cerise sur le gâteau, si l’on peut s’exprimer ainsi, est que l’inducteur devait être remplacé le samedi avant qu’il perce et que cette opération a été annulée car il n’y avait pas assez de personnel en maintenance !

L’inertie, l’incapacité à prendre une décision, la désorganisation, la volonté de réaliser des économies de « bouts de chandelles », nous ont sans doute conduit à cette situation, mais que chacun se rassure, l’honneur est sauf, tous les opérateurs portaient leurs bouchons d’oreilles et personne ne fumait de cigarette car il semblerait que cette surveillance comportementale particulière soit la priorité du moment !

ça chauffe sur le Haut-Fourneau 3 !

Des contrôles ont révélé une usure anormale du réfractaire du HF 3 qui en est au tiers de sa campagne.

La situation est inquiétante puisque l’on est carrément sur la taule et qu’une réparation dans cette zone ne peut être envisagée qu’aux congés d’été.

D’ici là, pour éviter une aggravation de la situation, un refroidissement intensif a été mis en place ainsi que des travaux permettant d’augmenter le refroidissement sont réalisés pendant les arrêts de week-end.

Pour la CGT, il est étonnant que le sujet apparaisse juste après les congés d’été.

Erreur de conception ? Les sondages cuves permettant de contrôler l’état du réfractaire ont-ils été réalisés ? Les résultats obtenus ont-ils été bien interprétés ? Des mesures palliatives ont-elles été mises en place ?

Les questions restent à ce jour posées et sans réponses précises !!

Réorganisation du poste de garde cokerie

La direction a présenté aux membres du C.E. son projet de réorganisation du poste de garde cokerie qu’elle souhaite mettre en oeuvre à compter du 1er novembre.

Elle a précisé que ce projet s’intégrait dans un autre, plus large, prévoyant d’automatiser l’accès du côté cokerie aux congés 2019.

Sur les 7 gardes qui travaillent actuellement à la cokerie, 3 vont partir à la retraite et 1 va intégrer le poste de garde principal.

Pour faire face à cette situation, la direction souhaite maintenir le gardiennage avec les 3 gardes « usine » restant du lundi au vendredi de 4h à 20h hors jours fériés.

Le reste de l’activité c’est à dire les nuits, les jours fériés et les week-end serait sous-traité à une entreprise de gardiennage.

La direction justifie également son projet par un gain de 90 000 € lié à l’externalisation d’une partie du gardiennage.

Comme l’a démontré la CGT au cours du C.E., le calcul de la direction est erroné ! En effet, compte tenu de l’accord de mobilité et de la situation des salariés concernés, le passage du cycle Feux Continus à 2 x 8 ne fera pas baisser la masse salariale.

Le contrat de sous-traitance n’étant pas gratuit, il y aura bien un coût à payer.

Finalement, entre les économies qui n’en sont pas et le coût de la sous-traitance, au mieux nous serons à l’équilibre en fonction des départs à la retraite, mais il est fort probable que ce projet nous coûte de l’argent !

Là aussi, l’honneur est sauf, la direction pourra afficher fièrement 5 feux continus en moins, il paraît que le nombre de salariés en feux continus est un indicateur surveillé de près !

Un CHSCT se déroulera prochainement sur le sujet et les membres du C.E. seront consultés au C.E. du mois d’octobre.

Nouveau Noyautage 6 mètres, on n’a jamais été aussi près !

Après de nombreux retards liés principalement au dépôt de bilan du fournisseur, le nouveau noyautage 6 mètres a commencé à produire des noyaux. Lentement mais sûrement !

Au 17 septembre, le chantier dont la production est complétement automatisée affichait un rendement de 38 % alors que l’objectif visé était de 82 %. Cependant, de l’aveu même de la direction, la marche est haute pour atteindre les 1040 noyaux bons en DN 400 STD.

Les pinces des robots et le démarrage de l’étuve de chauffage ont récemment été fiabilisés. La prochaine modification importante consistera en la rallonge de l’étuve de séchage pour optimiser et simplifier la dépose et la prise des noyaux par les robots.

Il faudra également travailler sur les temps de nettoyage et de changement des boîtes à noyaux car les 30 minutes actuelles sont loin des prescriptions initiales.

Il restera tout de même à confirmer les progrès actuels et à former l’ensemble du personnel.

Des aspects positifs sont tout de même à souligner. Tout d’abord, nous n’achetons plus de noyaux à Brebach et l’ensemble des types de noyaux ont été fabriqués. Ensuite, les cycles instantanés sont respectés sauf en universal mais le décalage reste marginal.

Les noyaux semblent de bonne qualité mais il faudra vérifier l’impact sur nos tuyaux dans le temps.

Certes, nous avons de nombreux mois de retard et nous ne sommes pas encore au rendement espéré, mais nous sommes sur la bonne voie.

La désorganisation de la Maintenance …

« Une vache n’y retrouverait pas son veau » !

La maintenance n’était pas à l’ordre du jour du C.E. mais ce n’est pas une raison pour ne pas en parler ! Surtout lorsque l’on rencontre des difficultés.

Les problèmes se multiplient en maintenance et les salariés ont de plus en plus de difficultés à s’y retrouver.

Quels sont le but et la finalité de la maintenance ? Quelle est la différence entre un coût et un investissement ?

Ce sont des questions importantes qui, à ce jour, ne trouvent pas de réponse satisfaisante !

Pour la CGT, la maintenance est assurément un investissement même si elle a un coût ! La finalité est bien sûr de réparer ce qui est cassé ou en panne mais aussi de prévenir les «

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casses éventuelles ».

Malheureusement, le projet Maintenance déployé à l’Usine de PAM ne cherche pas à atteindre ces objectifs vertueux.

Le projet, tel qu’il est déployé aujourd’hui ne répond aux problématiques rencontrées et pire encore faire perdre le sens de la finalité de leur travail à beaucoup de salariés et souvent les plus investis dans leur travail !

Concrètement, nous allons droit dans le mur à une vitesse certaine !

Lors des nombreuses réunions concernant le projet maintenance, la CGT avait fait un certain nombre d’interventions sur la méthode utilisée !
En effet, comme souvent à PAM, on a mis la charrue avant les bœufs ! Avant de s’assurer que la nouvelle organisation fonctionnait, le porteur de projet a taillé dans les effectifs !

Le résultat est flagrant, il manque du monde partout et surtout au bout des outils. C’est donc à grand renfort d’entreprises extérieures que les opérations sont réalisées ! Sans compter les changements de fonctions incessants où le visiteur devient dépanneur, où un mécanicien de maintenance arrêtée est « bombardé » dépanneur, sans la formation au poste bien évidemment !

Le suivi du projet laisse lui aussi à désirer semble-t-il !

Quelques temps après la suppression du poste de visiteur, les élus CGT se sont renseignés pour savoir si la production faisait bien sa part de visite des installations. Eh bien non, les responsables de prod n’étaient apparemment pas au courant !
Autre exemple concernant le graissage, le fameux poste « à mi-temps » selon les calculs savants du porteur de projet. Eh bien comme il n’y a quasiment jamais de graissage il a fallu changer en urgence l’arbre de synchro du four 6 mètres pour manque de graisse !

Les salariés, à juste titre, en ont assez d’être empêchés de pouvoir « bien travailler » du fait d’une organisation inadaptée, de consignes parfois absurdes distillées par un consultant extérieur quelques fois limite et souvent déconnecté des réalités et par un manque crucial de moyens notamment humain !

Il est grand temps que le porteur de projet prenne conscience de la situation et rectifie le tir, car vraiment on vaut mieux que ça !

En bref …

Congés de fin d’année :
La CGT a demandé à la direction la date prévisionnelle des congés de fin d’année. La direction espère pouvoir annoncer les dates au C.E. du 31 octobre.

Prélèvement à la source :
Le prélèvement de l’impôt à la source sera effectif à partir du 1er janvier 2019. En fonction de la situation de chaque contribuable, un taux personnalisé apparaîtra sur la fiche de paie ainsi que le montant prélevé chaque mois. En cas de trop perçu, ce sont les services des impôts qui effectueront le remboursement l’année suivante.

Un mois de mutuelle gratuit :

Dans un contexte de bons résultats de notre contrat de mutuelle, la Commission de gestion a décidé d’octroyer un mois de cotisation gratuit. Cette gratuité apparaitra sur la paie d’octobre.

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